Rentrée littéraire du net 2018

Hello tout le monde !

A l’aube de la rentrée littéraire, les librairies s’apprêtent à accueillir plusieurs centaines de nouveautés et les lecteurs ne savent parfois plus où donner de la tête. L’an dernier, Piko Books a lancé un nouveau concept : la Rentrée littéraire du net. Le principe est d’échanger autour de ces nouvelles parutions, et de mettre en avant les livres qui nous tentent/qu’on a le plus aimé.

Sur cette idée, je vous présente donc les livres de la rentrée littéraire 2018 qui m’ont tapé dans l’œil, et qui pourront peut-être vous tenter également…

 

L’homme qui aimait trop les livres, Allison Hoover Bartlett, éditions Marchialy

 

Un voleur de livres rares, un libraire obstiné, l’histoire d’une traque haletante entre deux amoureux du livre.

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En librairie le 4 octobre.

 

Jusqu’où iriez-vous pour mettre la main sur le livre de vos rêves ? Mieux encore, jusqu’où iriez-vous pour avoir une bibliothèque remplie de vos livres préférés ?

John Gilkey est l’un des voleurs de livres les plus prolifiques de sa génération. Jusqu’en 2003, il a dérobé près de 200 000 dollars de livres anciens. Son but, réunir une collection à son image. Dès lors, comment attraper un voleur qui ne subtilise des livres que pour compléter sa propre bibliothèque ?

C’était sans compter sur la ténacité de Ken Sanders, libraire de livres anciens irascible à Salt Lake City, qui s’improvise détective et se surnomme biblioflic. Des personnalités hautes en couleurs. S’ensuit une longue poursuite entre un voleur obsessionnel et un libraire obstiné prêt à bondir au moindre faux-pas.

À travers le récit de cette traque unique en son genre, Allison Hoover Bartlett nous plonge dans l’univers fascinant du livre ancien en se posant toujours cette question : de quoi serions-nous capables nous aussi par amour des livres ?

 

Des mirages plein les poches, Gilles Marchand, éditions Aux forges de Vulcain

 

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En librairie le 19 octobre.

 

Un livre dont je n’ai pas trouvé de résumé, mais il me semble avoir entendu dire que ce serait un recueil de nouvelles. Ayant beaucoup aimé Une bouche sans personne et Un funambule de sable du même auteur, je suis impatiente de découvrir cette nouvelle parution !

Ma chronique d’Un funambule sur le sable

 

 

 

 

Tout est maintenant, Julia Wolf, éditions Le Castor Astral

 

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En librairie au mois d’octobre.

Ingrid, une jeune fille triste dans un monde violent. La cohabitation le jour dans un sombre appartement avec son frère dealer, le travail la nuit au sex-club – comme serveuse. Ses objectifs sont toujours à court terme ; par exemple, maintenir à flots sa relation avec Jenny. Si, pour Noël, son frère arrive à la persuader d’aller voir leur détestable mère alcoolique, ce voyage rouvre des plaies à peine fermées. Et fait resurgir du passé cette maison qu’elle avait fuie l’été de ses 18 ans pour partir vivre à Berlin, où elle avait perdu ses illusions et s’était mise en danger. Jusqu’au jour où, de retour à Francfort, elle rencontre Jenny. 

Après ce flash-back, Ingrid prend conscience de la brutalité de son quotidien, qui menace de l’engloutir. La veille du jour de l’an, elle s’envole pour New York. Là-bas, elle réalise qu’elle doit faire face à ses démons. Elle regagne alors l’Allemagne avec la certitude et la volonté de devenir une femme libre.

C’est l’histoire d’une famille éclatée, c’est l’histoire d’un amour, c’est l’histoire d’une fille perdue dans les années 1990, qui traverse des épisodes trash pour finalement tenter de se réapproprier son histoire et son corps.

 

 

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, Emil Ferris, éditions Monsieur Toussaint Louverture

 

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En librairie le 23 août.

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants. Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette œuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak.

À travers ce livre, Emil Ferris tisse de courage, de force, de résilience, l’étendard de ceux qui survivent, de ceux qui se relèvent et ne veulent plus se taire. Et si ce n’est pas œuvre autobiographique tout y est néanmoins vrai. La clé de ce projet est la différence, et Emil Ferris l’a écrit pour les minorités, l’a dessinée pour la liberté d’être ce que l’on veut, humainement et intimement, et l’a porté envers et contre tout, pour le droit d’être la femme que l’on veut. Et c’est pour ça que Moi, ce que j’aime, c’est les monstres nous frappe si fort aujourd’hui, car il s’adresse à nous, à nos problèmes, à notre monde.

Fiction empreinte de vérité, c’est une œuvre sur la différence qui transcende les genres et abolie les frontières entre les lecteurs. Emil Ferris l’a écrite pour les minorités, l’a dessinée pour la liberté d’être ce que l’on veut, humainement et intimement, et l’a portée envers et contre tout pour prouver que l’on peut se relever, que l’on peut se reconstruire et laisser sa marque. Et c’est pour ça que Moi, ce que j’aime, c’est les monstres frappe si fort aujourd’hui, il s’adresse à tous, à nos problèmes, à notre monde.

 

 

Là où les chiens aboient par la queue, Estelle-Sarah Bulle, éditions Liana Levi

 

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En librairie le 23 août.

Dans la famille Ezechiel, c’est Antoine qui mène le jeu. Avec son «nom de savane», choisi pour embrouiller les mauvais esprits, ses croyances baroques et son sens de l’indépendance, elle est la plus indomptable de la fratrie. Ni Lucinde ni Petit-Frère ne sont jamais parvenus à lui tenir tête. Mais sa mémoire est comme une mine d’or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, une jeune femme née en banlieue parisienne et tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l’histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis la fin des années 40: l’enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et les taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l’inéluctable exil vers la métropole…

Intensément romanesque, porté par une langue vive où affleure une pointe de créole, Là où les chiens aboient par la queue embrasse le destin de toute une génération d’Antillais pris entre deux mondes.

 

 

Réelle, Guillaume Sire, éditions de l’Observatoire

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En librairie le 22 août.

Johanna rêve d’être aimée. Elle veut qu’on la regarde, que les garçons la désirent, que les filles l’envient. Sa mère ne le lui dit pas souvent, mais elle l’aime. Son père même s’il égare les cadeaux qu’elle lui fait, l’aime aussi. Comme sa meilleure amie, même si elle la pousse vers des garçons qui parfois lui mentent et l’humilient.

Mais Johanna veut plus. Elle rêve d’être quelqu’un. Hélas, elle n’a aucun talent particulier. Le samedi soir, elle danse sur les tubes à la mode et, le reste du temps, elle regarde la télé. Le lycée terminé, elle enchaîne les petits boulots. Pourtant, elle y croit encore.

Et un jour, enfin, en 2001, elle est sélectionnée pour participer à un nouveau genre d’émission de télé. C’est le début d’une étrange aventure et d’une histoire d’amour qu’elle n’aurait même pas osé imaginer.

 

 

Taxi, Carlos Zanón, éditions de l’Asphalte

 

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En librairie le 6 septembre.

« Il faut qu’on parle », annonce un matin Lola à son mari Sandino, chauffeur de taxi. « Ce soir, à mon retour », répond celui-ci avant de se laisser absorber par la ville. Et il ne rentre pas, entamant une odyssée de sept jours et six nuits, s’abrutissant de travail pour éviter cette discussion fatidique, car il le sait : sa femme, lasse de ses infidélités, veut le quitter.

Sandino parcourt Barcelone, ses quartiers, ses rues, chargeant client après client, tous pénitents dans son taxi transformé en confessionnal. Histoires, conversations, mensonges, fantômes du passé, collègues, amis, maîtresses : au fil des heures et de l’insomnie, tout se mélange dans la tête du chauffeur, qui ne demande qu’à devenir quelqu’un de meilleur. Dans cette fuite vers l’avant, Sandino tâche de venir en aide à sa collègue Sofía et à son ami Ahmed, mais ce faisant, c’est lui-même qu’il va mettre en danger.

Taxi est un roman total, peuplé de personnages subtils et complexes, en particulier Sandino, antihéros hantant une Barcelone qui rêve encore à ce qu’elle n’est plus, et dont il est le reflet. Une nouvelle fois, Carlos Zanón montre sa force narrative et le pouvoir d’évocation de son style.

 

 

Il y en a qui vous tentent ? Quels sont vos envies pour cette rentrée littéraire ? N’hésitez pas à jeter un œil ici : #RLN2018 pour découvrir les envies d’autres blogueurs !

 

2 réflexions sur “Rentrée littéraire du net 2018

  1. Ta sélection est formidable !!
    Je suis d’ailleurs heureuse d’apprendre grâce à toi que Gilles Marchand nous propose un ouvrage encore cette année !

    Et si il y a bien un livre que je compte bien m’offrir dès sa sortie c’est bien le chef d’oeuvre de Emil Ferris !!

    Je file continuer la rédaction de mon article. Merci pour cette si jolie sélection !

    J'aime

    1. Merci beaucoup, je suis ravie qu’elle te plaise également !
      J’ai très très hâte de lire le nouvel ouvrage de Gilles Marchand, surtout si ce sont des nouvelles… Ma curiosité ne tient plus !
      Bonne rédaction à toi, j’ai hâte de lire ta sélection !

      Aimé par 1 personne

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